
Si les nouvelles générations d’ancres (charrue lestée) ont pour elles de bien tenir, il faut que l’angle d’attaque ancre/chaîne soit minimum. Il faut oublier la notion 3 fois la hauteur d’eau. Il faut au minimum 5 fois la profondeur pour avoir une bonne tenue du mouillage.
Sur un bateau de croisière (à partir de 10 m) qui pratique principalement les mouillages forains, il faut au minimum 40 m de chaîne et un câblot de 20 m pour le mouillage principal. Il sera doublé par un mouillage secondaire (10 m de chaîne, 30 m de câblot).
En cas de risque de mauvais temps il est prudent de mouiller une 2e ancre pour éviter de déraper. Deux techniques sont possibles : l’empennalage et l’affourchage. Lorsque l’on mouille sur 2 ancres, elles doivent être de même technologie pour travailler de la même façon.
Empenneler. Cela consiste à mouiller deux ancres à la suite. Si les deux ne travaillent pas obligatoirement dans le sol, la première la plus proche du bateau sert au moins de poids pour plaquer la chaine au sol avant la seconde.
Affourcher. Cela revient à placer deux ancres en V devant le bateau. La manoeuvre est délicate car il faut remonter sur le premier mouillage pour aller disposer le second.
Oringuer. Dans les mouillages encombrés ou sur des fonds rocheux, il est conseillé de frapper un bout sur le diamant de l’ancre (un orin). Si l'ancre se trouve bloquée au moment de remonter le mouillage, il suffit de tirer sur l'orin pour la dégager. On pourra utiliser la bouée pour orin Ocean dont le cordage suit la variation de hauteur d'eau avec les marées.
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