
Les poulies font partie de l’équipement que l’on retrouve pour de nombreuses manoeuvres à bord. Que ce soit pour les drisses, les renvois de pied de mât, les écoutes, les palans... elles sont présentes. Partant de là, il serait tentant, ne serait-ce que pour la maintenance, de prendre un modèle unique. Mais, il n’existe pas de poulie universelle qui réponde à tous les besoins sur un bateau.
On peut classer les poulies en cinq familles :
Poulie à billes
Les poulies à billes sont celles qui présentent le minimum de friction ce qui permet d’assurer une rotation régulière et rapide. L’idéal ? Oui, là, où les manoeuvres rapides sont primordiales et doivent être reprises souvent. C’est le cas, par exemple, des écoutes et bras de spi et non pour les manoeuvres où elles doivent supporter des charges statiques, par exemple, sur une drisse de génois ou de grand-voile. Soumises à une forte charge statique, les billes ont tendance à s’ovaliser.
La poulie à friction est la plus simple à réaliser. Un réa (en plastique ou en matériau composite) qui tourne sur un axe (inox ou bronze). Mécaniquement, elle résiste à des charges importantes et peut être utilisée pour toutes les fonctions. Son principal inconvénient est qu’elle n’est pas rapide. Elle sera réservée pour les manœuvres statiques où l’effort prime sur la rapidité (drisse, balancine, hale-bas de bôme, bastaques…). C'est aussi la poulie la moins chère.
Tout comme les poulies à friction, on trouve des poulies à rouleaux avec roulements latéraux à billes pour parfaire la rotation quand les charges ne tirent pas dans l'axe.Le prix n'est pas toujours un critère de choix. Une poulie à billes haut-de-gamme peut rapidement se détériorer si elle est utilisée pour une manœuvre statique sous tension.
Rodolphe, AD Le Havre

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